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Ce que mesure le DPE
Le DPE estime la consommation d'énergie du logement (chauffage, eau chaude, refroidissement, éclairage, ventilation) et les émissions de gaz à effet de serre qui en résultent. La lettre finale, de A (très performant) à G (très énergivore), retient la plus mauvaise des deux notes. Le diagnostic donne aussi une estimation de la facture annuelle et des recommandations de travaux.
Il est réalisé par un diagnostiqueur certifié et valable 10 ans. Attention : les DPE faits avant le 1er juillet 2021 ne sont plus valables, quelle que soit leur date.
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Ce qui change en 2026 et en 2027
Le calcul a été modifié deux fois pour les logements chauffés à l'électricité. Le coefficient qui convertit l'électricité consommée en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9 le 1er janvier 2026, et il passera à 1,7 le 1er janvier 2027 (arrêté publié au Journal officiel le 26 août 2026). Sans aucun travaux, de nombreux logements chauffés à l'électricité gagnent une classe ; le ministère estime qu'environ 300 000 résidences principales sortiront des classes F et G en 2027.
Les petites surfaces ont aussi leurs propres seuils depuis le 1er juillet 2024 : pour un logement de 40 m² ou moins, les limites entre les classes ont été adaptées, ce qui évite de classer F ou G un studio simplement parce qu'il est petit.
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Pour louer : le calendrier des interdictions
La loi Climat et résilience interdit progressivement de louer les logements les plus énergivores, comme résidence principale :
- classe G : interdite à la location depuis le 1er janvier 2025 ;
- classe F : à partir du 1er janvier 2028 ;
- classe E : à partir du 1er janvier 2034.
Les loyers des logements classés F et G ne peuvent plus être augmentés à la relocation ni lors de la révision annuelle. Un investisseur qui achète un logement classé E, F ou G doit donc prévoir le coût des travaux dans son calcul.
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Ce que la note change sur le prix, mesuré à Marseille et à Lyon
Nous avons comparé les ventes d'appartements enregistrées chez les notaires depuis 2023 et rapprochées de leur DPE. Chaque appartement est comparé à ceux de la classe D du même arrondissement, de taille proche et construits à la même époque : l'écart mesure ce que pèse la note, pas le quartier ni l'âge de l'immeuble.
| Classe DPE | Marseille | Lyon |
|---|---|---|
| C | +4,5 % | +6,4 % |
| D (référence) | 0 % | 0 % |
| E | −1,0 % | −4,8 % |
| F ou G | −1,2 % | −11,4 % |
À Lyon, une passoire thermique se vend nettement moins cher qu'un appartement comparable : un peu plus de 11 % en moyenne, ce qui laisse une marge de négociation à l'acheteur qui prévoit les travaux. À Marseille, l'écart est faible entre D, E, F et G, mais une bonne note (C ou mieux) reste un vrai argument de vente.
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Pour vendre ou acheter
La classe énergétique doit figurer dès l'annonce. Pour une maison ou un immeuble en monopropriété classé E, F ou G, le vendeur doit aussi fournir un audit énergétique, qui propose des scénarios de travaux chiffrés. Un appartement en copropriété n'est pas concerné par cet audit.
La note influence le prix : à surface égale, un logement classé F ou G se négocie en général plus bas, à hauteur des travaux à prévoir. Pour l'acheteur, le DPE et ses recommandations sont la meilleure base pour chiffrer ces travaux avant de faire une offre.