Vendre

Fixer son prix de ventesans le brader ni le figer

Le prix affiché fait presque tout : il décide de qui visite, de la vitesse de la vente et, au final, du prix obtenu. Voici comment l'établir à partir de ce que les acheteurs ont vraiment payé, et ce que montrent nos propres ventes sur l'écart entre prix demandé et prix signé.

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à peu près un bien sur deux se vend chez nous au prix affiché : les autres se négocient

L'essentiel en 3 points

  1. 01

    Le bon prix part des ventes réellement conclues autour de chez vous, pas des annonces en ligne : elles disent ce que les vendeurs espèrent, pas ce que les acheteurs paient.

  2. 02

    Un bien affiché trop cher reste en vitrine, perd de sa nouveauté sur les portails et finit souvent vendu sous le prix qu'il aurait obtenu au départ.

  3. 03

    Prévoyez une marge de négociation raisonnable, et revoyez le prix si les visites ne débouchent sur aucune offre après quelques semaines.

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Partir des ventes réelles, pas des annonces

Les prix des annonces sont des prix demandés. Pour savoir ce que valent les biens comparables au vôtre, regardez les ventes signées devant notaire : l'État les publie, adresse par adresse, dans la base « Demandes de valeurs foncières » (DVF), consultable gratuitement en ligne. Retenez les ventes des douze à dix-huit derniers mois, dans votre rue ou votre quartier, de même type et de surface proche.

  • Comparez au prix au mètre carré, puis corrigez : étage et ascenseur, extérieur, vue, état, exposition, charges de copropriété.
  • Le DPE pèse sur le prix : un logement classé F ou G se négocie plus fort, surtout auprès des investisseurs qui ne pourront plus le louer.
  • Un bien rare (dernier étage avec terrasse, maison de ville avec jardin) peut dépasser les références ; un bien avec un défaut lourd (bruit, vis-à-vis, travaux de copropriété votés) passe en dessous.

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La marge de négociation : ce qui se passe vraiment

La plupart des acheteurs font une offre sous le prix affiché. Ce que l'on observe sur des centaines de ventes, c'est que l'écart reste modeste quand le prix de départ est juste, et qu'il se creuse quand le bien est resté longtemps en vente.

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Quand revoir son prix

Les premières semaines sont décisives : c'est là que les acheteurs déjà en recherche découvrent votre bien. Si les visites s'enchaînent sans offre, le message est clair ; si les visites sont rares, c'est souvent le prix affiché qui filtre les acheteurs avant même qu'ils ne se déplacent.

Questions fréquentes

Comment connaître le prix de vente réel des biens de mon quartier ?+

Consultez la base DVF (Demandes de valeurs foncières) publiée par l'État : elle donne le prix de chaque vente signée devant notaire, adresse par adresse. Retenez les ventes récentes de biens comparables, puis corrigez selon l'étage, l'état, l'extérieur et le DPE.

Quelle marge de négociation prévoir ?+

Elle dépend du marché et du prix de départ. Sur nos ventes à Marseille et à Lyon depuis 2021, environ un bien sur deux s'est vendu au prix affiché et l'écart médian reste de quelques pour cent ; il se creuse quand le bien est resté longtemps en vente.

Faut-il afficher un prix élevé pour garder de la marge ?+

Rarement : un prix trop haut réduit le nombre de visites et allonge la vente, et le bien finit souvent par se vendre sous le prix qu'il aurait obtenu au départ.

Sources

Ce guide donne des repères généraux. Pour votre dossier, le notaire et votre conseiller vous confirment les montants et les délais.